ENSEIGNANTS

Jérôme DECOCK

Arts numériques: atelier

Né en 1973 à Bruxelles. Après des études d’ingénieur du son et d’architecture à La Cambre, il fonde le collectif LAb[au] en 1997 avec Manuel Abendroth, rejoint par Els Vermang en 2005. Ils conçoivent d’abord des projets d’urbanisme et reçoivent le Tech Art prize de la Vlaams Ingenieurs Kamer en 1999. Leur travail sur la 3D temps réel et la spatialisation sonore les amène à des projets de performances audiovisuelles qui les feront enchaîner les festivals de musique électronique de 1999 à 2008 (Sonar, Club Transmediale, …). Rédigeant de nombreux articles sur les technologies de l’information et sur l’espace des réseaux, ils expérimentent leurs concepts sur des sites internet  (Best Artistic website, Stichting Kunstpromotie, 2002,”Worldebt”), des sculpture-écrans génératives et des installations interactives et réactives (Prix Médiatine 2007 and 2008 pour “EOD02” et “Pixflow02”, Young Belgian Painters Award 2009 et mention au Ars Electronica prize 2010 pour “Framework555”).

LAb[au] a également conçu et réalisé de nombreuses œuvres dans l’espace public, à Charleroi (“365”, Quai10 et Vigie), à Louvain (“365”, De Hoorn), à Gand (“Palimpsest”, De Porre), à Paris (“Siloscope”, Vitry-sur-Seine), à Besançon (“10e-15”, centre Femto), à Annecy (“Mosaique” ,Maison de la mécatronique), et à Toronto (“Flux”, central station). Leurs œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques (ZKM Karlsruhe, Kiasma Helsinki) et privées.

Le collectif LAb[au] est représenté par la DAM gallery à Berlin, la Galerie Denise René à Paris, la DAN Galeria à Sao-Paulo, la galerie MAM à Vienne et la Patinoire Royale/ Galerie Valérie Bach à Bruxelles. Jérôme Decock est également membre et président de la Commission Arts Numériques de la FWB depuis 2011.

” … l’Art par le language. C’est “le” sujet de LAb[au]. Et l’œuvre intitulée “pi” (derrière la virgule commence l’infini) est en fait secrètement de la poésie. Le nombre se transforme en lettres. Une ballade Dada sans fin et sur presque tout, du moins, en théorie : “… COW WHY BAT GIG / GAZE BAR GET WHO …” LAb[au] parvient toujours à traduire une idée hermétique en une esthétique accessible et sensuelle et …simplement… à faire de l’art intelligent.”
Claudia Aigner, Wiener Zeitung, 04.02.2020